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June

Séminaire avec les confessions religieuses sur l'importance de l'initiative

Des confessions religieuses ont été sensibilisées le 21 juin 2013, sur le fonctionnement de l’initiative du comité exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives au Congo

Les membres de l'ITIE estiment que les églises représentent une importante force de plaidoyer. Le comité exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Congo a organisé vendredi à Brazzaville une séance de sensibilisation sur les mécanismes de fonctionnement de l’ITIE à l’endroit des confessions religieuses. Dans les trois exposés qu’ils ont développement, les responsables du comité exécutif national de l’ITIE ont fait savoir les attentes de cette initiative pour les confessions religieuses.

"L'église doit favoriser la transparence"
Pour Christian Mounzéo, vice-président de l’ITIE Congo, le rôle que les églises doivent jouer, pour favoriser la transparence des ressources nationales est très important. Les églises qui accueillent de nombreux congolais, affirme-t-il, dont d’éminentes matières grises, doivent se constituer en force de pression, de proposition et de plaidoyer afin d’éclore la bonne gouvernance dans le pays. Le vice-président du Comité exécutif de l'ITIE Congo a précisé que ce processus exige que les paiements effectués par les entreprises et les recettes encaissées par l'Etat soient publiés dans un rapport indépendant. C'est un combat, c'est un processus où tout le monde doit apporter quelque chose, a dit Christian Mounzéo.

Une appréciation mitigée de l'accession du Congo au processus ITIE
Le Congo a été déclaré pays conforme à l’ITIE en février 2013. La nouvelle a été accueillie avec éclat à Brazzaville. Mais les militants de la société civile au sein de cette initiative appellent à la prudence, car certains pays comme la Mauritanie, déclarés plus tôt conformes à l’ITIE ont été exclus du processus par manque d’efforts et de persévérance. Christian Mounzéo estime que les structures religieuses peuvent organiser les débats, les ateliers d’information et surtout des groupes d’analyse sur les données que publie le comité exécutif de l’ITIE nationale. C’est pourquoi le secrétaire technique permanent de l’ITIE Congo, Séraphin Ndion a expliqué que les membres des églises doivent être capables de comprendre les données mises à leur disposition.

Leurs éventuelles prises de position et, déclarations ou analyses ne doivent pas être basées sur du faux. Dans son exposé, le secrétaire technique et permanent de l'ITIE Congo a présenté aux religieux tout le processus de collecte, de vérification et de publication des données au niveau des entreprises extractives et l'administration publique. Ainsi, a-t-il souligné, quelques soient les déclarations des entreprises ni leurs rapports financiers, les justificatifs comme les factures, les quittances ou les ordres de paiements doivent faire foi.

Les religieux ont aussi appris que les comptes du gouvernement du Congo sont certifiés par la Cour des comptes et de discipline budgétaire. Les chiffres publiés par les entreprises doivent être validés par des cabinets d'audit dont une vingtaine figure sur la liste dument sélectionnée par la Banque mondiale. Plus concret, le président du Comité exécutif de l'ITIE a déclaré que le gouvernement prend souvent en compte les propositions du son institution. C'est aujourd'hui le cas de l'eau qui devrait à nouveau couler sans problème dans les robinets à Brazzaville. «C'est déjà un pas. Il est difficile pour les Congolais de constater cela d'un coup, mais les choses évoluent. C'est pourquoi nous devons communiquer sur ce que nous faisons», a dit Florent Michel Okoko.

 

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